(A Ludo, pour ses rêves partagés de voiliages...)
Lame de fond
l'âme si lourde
larme de front
tristesse sourde
la voile s'enfle
la quille ronfle
la proue s'enfonce
et fend le flot
l'aube s'annonce
dans le sillage
l'horizon fronce
de noirs nuages
cap à l'Ouest
retour en France
dans mon dos reste
l'Egypte immense
Alexandrie
au triple phare
me voit m'enfuir
dans l'aube noire
Phare du port
merveille antique
éclats uniques
clin d'oeil au sort
Soleil levant
Râ l'éternel
repeint en rouges
sables d'Orient
Et tes yeux sombres
troisième phare
brûlent dans l'ombre
les au-revoirs
La poupe glisse
comme un silence
facile et dense
sur l'onde lisse
La face au cap
le dos au vent
le coeur ouvert
le corps tremblant
Adieu le Nil
adieu jolie
danse au nombril
d'Alexandrie
Fausto Olivares
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